L'un des films événement de ce mois est Mesrine : l'instinct de mort, le premier volet du film qui raconte la vie du célèbre criminel français.
Ce qu'il faut savoir...
Genre : Biopic – Policier - Action
Date de sortie : 22 Octobre 2008
Réalisation : Jean-François Richet
Avec : Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Ludivine Sagnier, …
Durée : 1h53
Pays de production : Canada/Italie/France
Distributeur : Pathé Distribution
Ce qu'il faut retenir...
« L’instinct de mort » est l’œuvre en images du livre écrit à la fin des années 70 par le célèbre bandit Jacques Mesrine. Ce film retrace la vie de Jacques Mesrine (interprété par Vincent Cassel) dès sa sortie de la guerre d’Algérie. On y découvre un jeune militaire qui deviendra un escroc notoire, un braqueur de banque et un bandit de grand chemin.
Embrigadé par un ami, Jacques Mesrine (prononcé « Mérine ») se retrouvera à faire les quatre cents coups pour le compte de Guido (Gérard Depardieu). Il commencera son initiation dans le crime organisé par de petits larcins. Mais, prenant très rapidement son indépendance, il commence à déranger tout autant les forces de l’ordre que le milieu mafieux.
Son attachement pour une prostitué l’emmènera à commettre son premier meurtre sur le territoire français, sur un proxénète algérien. De là, une escapade en Espagne lui fera rencontrer la mère de ses enfants, Sofia (interprété par Elena Anaya) qui sera l’histoire d’amour la plus conventionnelle du film. Sorti de prison, il trouve un travail pour se réinsérer dans la société et pour subvenir aux besoins de sa famille. Il sera rapidement licencié, ce qui facilitera la tâche à Guido pour le réintégrer dans le milieu. Fatigué de ses virées « entre amis et de ses putains », la séparation avec sa femme ne saurait tarder.
De fil en aiguille, il rencontre son alter égo féminin, Jeanne Schneider (Cécile de France). Leur romance extravagante et le non respect de certains codes mafieux les conduira à s’exiler au Canada. Un kidnapping avorté les conduira en prison. Jacques sera conduit dans un quartier de haute sécurité, sorte d’Alcatraz. Mais son évasion spectaculaire, en fera l’ennemi public numéro 1.
Une vie tumultueuse qui semble sortie tout droit d’un polar américain et un scénario qu’on croirait retouché par les meilleurs scénaristes hollywoodiens. Ce premier volet du diptyque sera suivi par une sortie prévue pour le 19 novembre de « Mesrine : L’ennemi public N°1 ».
Ce film, loin de la romance populaire et de la réputation que beaucoup se sont fait de Jacques Mesrine retrace, sans concession, les excès d’un homme qui, fort de sa personnalité, saura aller aux limites de lui-même, avec une conscience insolente qui échappe au commun des mortels. Controversé, adulé ou décrié par certains, c’est cette conduite « rentre-dedans» qui peut justifier la fascination qui lui est voué. Loin du côté glamour qui est souligné dans l’inconscient populaire, on découvre un homme violent, xénophobe, sexiste. A chacun de se faire une idée sur le personnage.
Jean-François Richet signe ici son neuvième et dixième opus, à travers un excellent portrait, qu’il était ambitieux et risqué de mettre en scène. A souligner le charisme et la prestance de Vincent Cassel, dans un personnage qui lui colle à la peau et un casting, pour le moins impressionnant, avec des acteurs confirmés qui se sont prêtés au jeu, même pour des rôles minimes.
Ce film est une réussite dans le genre, mais que je conseillerai plus aux aficionados de Mesrine ou aux personnes curieuses d’en savoir un peu plus sur ce personnage marginal et controversé.
La note de Mounia : 7/10
Par Mounia B. pour imixx.fr
Légende photo : Mesrine - Crédits : DR