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COMMUNIQUE DE PRESSE
BFM : un scénario inquiétant ...
une marque bien vivante !
Ce 2 octobre, il nous revenu par voie de presse que le CSA aurait décidé de ne pas octroyer à BFM - la seule radio 100% infos - le dernier réseau de fréquences encore disponible (le réseau urbain U2). Malgré les réactions offusquées de son président, de nombreux éléments tendent à montrer que le CSA aurait manifestement émis un vote politique : une collusion de ses membres PS et CDh, rejoints par 1 Ecolo (un égarement ?), aurait voté contre BFM, pour lui préférer un autre projet (Ciel Info) qui ne se distingue en rien des radios déjà en place : un format musical, agrémenté de 15% d' infos tout au plus !
Si ces informations non officielles venaient à se confirmer, le format « music and news » serait amené à régner en maître de façon uniforme au sein des radios privées. Le format original entièrement dédié à l'information et seul capable d'offrir un vrai pluralisme serait lui relégué aux oubliettes ! Un scénario impensable...
Les réactions de centaines d'auditeurs alertés par cette information ont immédiatement fusé sur les différents forums des quotidiens francophones.
Nous tenons d'ores et déjà à les remercier et demandons urgemment au CSA de se ressaisir !!
En attendant les notifications officielles du CSA quant à ce deuxième appel d'offres, la direction de BFM souhaite immédiatement couper court aux informations parues dans la presse relatives aux arguments qui auraient joué en défaveur de notre projet radio.
1. Diversité, position significative : les errements et contradictions du CSA
Comme nous l'avons déjà noté ci-dessus, tout observateur attentif notera qu'on est très loin de respecter la fameuse exigence de diversité de l'offre radiophonique privée tant clamée par le CSA!
Nous exigeons du CSA qu'il définisse clairement ses critères en matière de diversité de l'offre.
Cette offre est aujourd'hui dominée par 5 stations musicales, qui ne se distinguent que par leur cœur de cible réparti uniquement en fonction de l'âge : 2 stations ‘ados' (NRJ, FUN), 2 stations toutes générations (Contact- Bel RTL) et une station essentiellement adulte (Nostalgie).
Ciel Info s'inscrit dans ce panel de radios musicales au faible pourcentage d'informations.
La case « Tout à l'info ! », que nous estimons nécessaire à la diversité de l'offre au sein du privé, et réclamée par des milliers d'auditeurs, reste donc sans locataire !!
Le monopole des formats musicaux dans le paysage radio privé organisé en réseaux en Communauté française est une entorse visible au pluralisme exigé par les citoyens.
Comment expliquer que les membres du Collège d'Autorisation et de Contrôle du CSA restent à ce point sourds aux missions que leur ont confiées les milliers d'auditeurs francophones, à savoir la mise en place et le respect d'une réelle diversité de l'offre dans le secteur privé ? Ont-ils réellement les mains libres quand il s'agit de répartir l'offre radiophonique ?
De quel droit les 7 membres qui auraient voté contre BFM - Marc Janssen (PS), Henry Goffin (PS), Michel Hermans (PS), Luc Heyneman (PS), Sophie Bertrand (CDh), Jean-Claude Guyot (CDh) et Pierre François Docquir (Ecolo) - estiment-ils qu'une radio 100 % infos ne peut avoir sa place au sein des réseaux radios privés francophones ?
Des milliers d'auditeurs ont dès lors l'impression qu'on leur confisque le droit à une réelle diversité ! Les questions que nous avançons ci-dessus représentent des enjeux cruciaux dans une société qui se veut démocratique...
Quant à l'écueil de la position significative des groupes médias, que le CSA voulait tant éviter et qui a hypothéqué l'autorisation de BFM en première session, les informations parues dans le presse ce 03 octobre (voir l'Echo) font état de la constitution dans les mois qui viennent d'un duopole dominant ! L'objectif poursuivi par le CSA risque donc clairement de ne pas être rempli sur ce point.
Pour rappel, toujours dans ce chapitre, l'indépendance structurelle de BFM par rapport à la holding Radio H (RTL - Contact) est désormais clairement démontrée. Les nouveaux éléments ont été joints à la candidature pour le 2 ème appel d'offres. Si l'on se réfère toujours aux dernières informations parues dans la presse, le CSA semble avoir complètement ignoré ce nouvel élément.
2. Solidité financière : la réalité des chiffres !
Apparemment, BFM aurait cette fois-ci été recalée ‘ parce que son projet ne présentait pas les critères de solidité financière suffisante .'
Cet argument est non fondé et donc contestable ! Les quelques chiffres avancés ci-après parlent d'eux-mêmes. Nous sommes la seule radio jusqu'ici à avoir eu l'audace de présenter nos comptes à la presse (conférence de presse du 27 août dernier) en toute transparence.
Les trois derniers exercices de BFM démontrent un bénéfice d'exploitation cumulé de 350.000,€ preuve que le format est viable. Le confort apporté par les nouvelles fréquences ne fera que consolider ce chiffre. La preuve d'un business plan réaliste et solide quant à la production de 80% de production propre par BFM fait partie du projet rendu au CSA. BFM possède 4 réservoirs de financements facilement activables.
En outre, le plan financier remis au CSA dans le cadre du 1er appel d'offres de juin avait reçu une note positive sans réserves. Celui du 2e appel d'offres est tout aussi cohérent !
Au regard des chiffres qui concernent cette fois le projet qui serait retenu au détriment de BFM (Ciel Info - perte de l'exercice en 2007 : - 697.045,32 € ; perte à reporter : - 768.984 € et, selon son Administratteur délégué lui-même, un investissement de 3 millions d'euros qu'il faudra amortir!!), il est inconcevable d'avancer l'argument de la solidité financière pour rejeter notre radio.
Il suffit de consulter les bilans respectifs de tous les candidats sur le site de la Banque Nationale pour avoir une idée claire quant à la solidité financière. Cet exercice n'a manifestement pas été effectué par les membres du CSA.
Par conséquent, sur ce point également, nous demandons au CSA de se ressaisir urgemment et de faire preuve de cohérence.
3. L'avocat du CSA remet à BFM le bulletin d'évaluation des candidats !
Volontairement, ou par réflexe administratif, Me François Jongen, l'avocat du CSA, a fourni à BFM la feuille d'évaluation de la radio par le jury du CSA (comme il a d'ailleurs complaisamment donné celles de tous les candidats aux réseaux urbains !), et ... nous l'en remercions.
Ces documents circulent et sont entrés dans le domaine public. Le bulletin de BFM est excellent, et, comme notre offre n'a pas varié d'un iota, notre nouvelle feuille d'évaluation pour la candidature au réseau U2bis ne pourra qu'être identique, sous peine pour le CSA d'être soupçonné d'incohérence, voire plus grave de manipulation, ce que personne n'ose imaginer.
Si le CSA souhaite être aussi transparent que nous, nous lui conseillons de rendre publiques toutes les évaluations de tous les candidats ! La nôtre est disponible.
La régulation tant demandée par les citoyens en ces temps de crise économique doit passer avant tout par une totale transparence quant aux informations qui régissent le quotidien des citoyens.
4. Démocratie ... particratie ?
Nous attendons donc avec impatience les notifications officielles du CSA. Une nouvelle fois, les informations parues dans la presse la semaine dernière suscitent les plus vives inquiétudes. D'aucuns évoquent le scénario d'un vote purement politique qui aurait précédé l'analyse complète et définitive des arguments de chaque candidat. Le moindre élément tangible qui viendrait confirmer cette thèse mettrait à nouveau en danger les principes démocratiques de notre société.
De façon très étonnante, on voterait donc d'abord, on justifierait ensuite, par la magie de la post-rationalisation. Parlant du mal belge, Rudy Aernoudt rappelait dans son récent ouvrage ( “Les péripéties d'un cabinettard” ) que ‘c'est la particratie qui tue la démocratie.' Le CSA voudrait-il lui donner raison ?
A l'heure actuelle, le CSA ne confirme ni n'infirme rien. Un ressaisissement, une subite lucidité, des prises de conscience sont donc toujours possibles.
Il nous revient par ailleurs que le CSA et les partis politiques communiquent de façon incohérente aux interpellations de nos auditeurs, ce qui nous laisse à penser que la transparence est loin d'être de mise dans l'octroi du dernier parc de fréquences FM !
Dans la réponse qu'il apporte aux auditeurs de BFM, le président du CSA affirme qu'il n'y a pas encore eu de décision prise et que son institution est indépendante des partis. Le président du PS indique, quant à lui, que le CSA a effectué son choix suivant les critères définis dans le décret qui régit le secteur. Quant au CDh, il se tait dans toutes les langues ! Il n'a jamais daigné répondre aux interpellations des auditeurs depuis le fameux courrier anonyme qui a écarté BFM de l'attribution d'un réseau de fréquences en juin dernier.
5. Malgré le préjudice grave avéré, BFM est une marque qui a de l'avenir
La vraie valeur de BFM, c'est sa marque. Elle survivra à cette tempête même si à l'heure actuelle le scénario d'une disparition de la bande FM est totalement IMPENSABLE !
Nous avons pu mesurer, ces dernières semaines, combien la complicité avec nos auditeurs était forte, combien l'image de notre marque était bonne, combien l'attachement du public et des partenaires était solide. Un immense réseau de sympathie pour BFM s'est installé et devient le socle de son avenir. Les difficultés ont aussi décuplé son taux de notoriété.
Enfin, rappelons que l'interdiction d'émettre en F.M. exigée par le CSA relève du préjudice grave pour notre entreprise (c'est le Conseil d'Etat qui le confirme).
C'est vrai, nous en examinons sérieusement l'impact, et les actions à entreprendre.
Loin d'être la fin d'une histoire, c'est le début d'une nouvelle aventure pour BFM, ses partenaires et ses auditeurs, quelle que soit la décision finale officielle de l'autorité administrative.
A quelques mois à peine de nouvelles échéances électorales cruciales pour l'avenir du pays, il convient de ne pas rater l'épilogue de ce dossier radiophonique qui concerne le quotidien de 4,5 millions de francophones. La crise politique du pays sur laquelle s'est greffée la toute récente et inquiétante crise économique et financière, avec l'incroyable engouement des citoyens pour ces événements, rappellent la nécessité d'octroyer à l'information toute la place qu'elle mérite dans la société moderne.
BFM radio est un projet 100% infos et s'inscrit donc clairement dans ce regain collectif pour l' « envie de savoir ! ».
Si le scénario évoqué clairement par la presse se confirme dans les jours qui viennent, à savoir la mise à l'écart de la candidature de BFM pour des considérations purement politiques, nous redoutons la multiplication de réflexes anti-démocratiques lors du prochain rendez-vous dans les urnes ! Ne sous-estimons pas la portée de ce dossier...
Cet appel s'adresse donc avant tout à vous, membres du Collège d'Autorisation et de Contrôle du CSA. Ne ratez pas ce rendez-vous !
Toute l'équipe de BFM .
Contacts : mabfm@bfm.be
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